Une ferme de 1787, quinze ans de travaux, et un propriétaire qui fait visiter lui-même.
Avant Marc, la maison appartenait à un couple de Belges. La femme était artiste, et elle avait mis des passiflores un peu partout : sur la barrière d’entrée, sur les murs, sur les pignons des bâtiments. Sur l’un d’eux, elle avait peint Passiflore’Art.
Marc a gardé le nom et supprimé l’apostrophe. Passiflorart était né.
L’anecdote qu’il raconte volontiers : ces Belges étaient les voisins de ses parents, quand il avait quinze ans. Ils sont restés six ans. À leur départ, le lieu tenait en huit couchages, sans terrasse : tout ce qui existe aujourd’hui est venu après.


La date est gravée sur la maison. Deux cent trente-neuf ans plus tard, les murs en pierre, la charpente et les volets sont toujours là, et servent encore.
Autour, l’ancienne ferme est devenue quatre bâtiments : la grange, la maison béarnaise, l’ancienne bergerie, l’annexe. Rien n’a été rasé pour reconstruire du neuf.
Marc a commencé en mars 2011, par le gîte. Le bâtiment blanc n’abritait alors que des dortoirs, sans une cuisine. Il en a tiré cinq gîtes et un appartement, chacun avec sa cuisine et sa salle d’eau.
Le domaine est venu huit ans plus tard. Depuis, il n’a plus vraiment arrêté : la terrasse autour de la piscine, la charpente en bois au-dessus des tablées, et un barbecue géant monté sur un châssis de locomotive.
Il ne cherche pas à faire une affaire qui tourne toute seule. Il construit un outil que quelqu’un pourra continuer de développer après lui.


« Il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions. »Marc, propriétaire
Il y a des lieux qui vendent une prestation et vous laissent vous débrouiller. Ici, vous choisissez votre traiteur, votre musique, vos horaires, et quelqu’un reste joignable pendant que vous décidez.
Quand une décoration ne veut pas tenir, quand il faut accrocher quelque chose quelque part, Marc trouve. C’est sa phrase, et c’est aussi ce qui revient le plus souvent dans ce que racontent les mariés en repartant : pas la salle, pas la piscine, mais quelqu’un qui écoutait vraiment.
De nouveaux hébergements, de nouveaux aménagements, des saisons qui se remplissent différemment. Ceux qui reviennent une deuxième fois trouvent toujours quelque chose qui n’y était pas. Un lieu de réception n’est jamais tout à fait fini, et c’est plutôt bon signe.